

Appelée lampe basse consommation, ou lampe fluo-compacte, elle a l'avantage de consommer 3 à 5 fois moins d'électricité et de durer 6 à 10 fois plus longtemps qu'une lampe à incandescence classique, pour une même quantité de lumière. Elle peut se substituer directement aux lampes traditionnelles sans modification de l'appareil d'éclairage (le luminaire) : il en existe différents modèles, pour tous types de culots.
Pour bien choisir, respectez les équivalences suivantes :
| Lampe basse consommation | Lampe à incandescence classique |
| 9 W au lieu de | 30W |
| 11 W au lieu de | 40W |
| 20 W au lieu de | 75 W |
| 23 W au lieu de | 100 W |
Ces équivalences peuvent varier selon les marques
Il est important de bien porter ces ampoules en déchetterie lorsqu'elles arrivent en fin de vie, car elles contiennent un gaz polluant, la vapeur de mercure.
Une puissante lumière franche qui respecte les couleurs, c'est cet aspect chaleureux qui a fait le succès des lampes halogènes, économiques à l'achat, mais coûteuses à l'usage. L'utilisation d'une lampe halogène de 500W, 3 heures par jour pendant 1 an, coûte environ 60 euros. Dans un logement, l'utilisation d'un seul lampadaire halogène peut générer des dépenses d'électricité supérieures à celles de toutes les autres lampes réunies.
De plus, 80 % de l'électricité consommée dans une ampoule halogène est dissipée sous forme de chaleur, ce qui peut amplifier les problèmes de surchauffe estivale.
Selon une étude réalisée par l'ADEME, le réfrigérateur et le congélateur sont les plus gourmands en énergie. Viennent ensuite, l'éclairage, le sèche-linge, la plaque de cuisson, le lave-vaisselle, le lave-linge, le poste de télévision et le four électrique.
Il existe deux moyens :
-au moment du renouvellement de vos appareils existants, ou lors de l'acquisition d'un nouvel appareil, choisissez du matériel performant (catégorie A, voir A+ pour les appareils bénéficiant de l'étiquette énergie).
-lors de leur utilisation, agissez par des gestes simples et de bon sens :
-éteindre la veille de vos appareils lorsqu'ils ne sont pas utilisés,
-limiter l'ouverture de la porte du réfrigérateur,
-prendre le temps de décongeler les plats surgelés sans le micro-ondes,
-ne pas mettre de la nourriture tiède ou chaude dans le réfrigérateur,
-ne pas placer le réfrigérateur ou le congélateur près d'une source de chaleur (four, radiateur, sous une fenêtre souvent ensoleillée...),
-dégivrer régulièrement réfrigérateur et congélateur (3 cm de givre doublent la consommation),
-faire fonctionner une machine à laver pleine, au lieu de deux à moitié pleines,
-éviter les lavages du linge en machine à haute température (40 °C suffisent la plupart du temps), ...
L'étiquette d'information énergie a pour but de renseigner les consommateurs sur les caractéristiques des matériels, et plus particulièrement sur leur consommation électrique. Elle doit permettre aux consommateurs de comparer entre elles les performances des appareils de séries équivalentes. Elle est obligatoire sur les appareils électroménagers suivants : réfrigérateur, lave-linge, lave-vaisselle, lavante-séchante, sèche- linge. Lorsqu'elle n'est pas disponible, il faut la demander au vendeur.
Une échelle colorée (de vert à rouge), graduée de A à G indique le niveau d'efficacité énergétique de l'appareil. Cette classification prend en compte les caractéristiques de l'appareil (volume, capacité...) afin de comparer des modèles équivalents. La meilleure classification est apportée par la lettre A (voire A+ ou A++ pour certains modèles), de couleur verte, alors que la lettre G et la couleur rouge indique un appareil vorace en énergie. Depuis 2001, les appareils de classes E, F et G sont interdits à la vente.
La fonction veille d'un téléviseur peut consommer jusqu'à 70% de la consommation électrique totale de l'appareil. En n'utilisant pas la veille on peut économiser jusqu'à 100 kWh/an.
De nombreux appareils affichant l'heure ou nécessitant un transformateur possèdent une veille. Une étude donne la puissance de ces appareils en veille : four micro-ondes : 6 W, antenne parabolique : 15 W, aspirateur de table : 1 W, chaine hi-fi : 18 W, magnétoscope : 19 W...
Au total pour une maison bien équipée, toutes les veilles des appareils ménagers peuvent consommer entre 300 et 500 kWh par an, soit plus de 10 % de la facture d'électricité spécifique (hors chauffage et eau chaude), ce qui représente de 30 à 50 euros chaque année.
PDF du guide ADEME sur les équipements électriques
Une bonne isolation supprime les parois froides, source de condensation et d'inconfort. Elle diminue les pertes de chaleur l'hiver, et limite les surchauffes l'été. Plus la température est homogène, plus la sensation de confort est élevée.
L'isolation réduit également les courants d'air parasites en améliorant l'étanchéité de l'air de la maison, mais nécessite de prévoir un système de ventilation efficace. Enfin, l'isolation thermique peut aussi contribuer à réduire le niveau de bruit qui est l'une des nuisances majeures de notre environnement.
Une maison bien isolée est une maison valorisée qui se conserve mieux.
Une maison bien isolée consomme moins d'énergie et contribue à limiter les polluants dans l'atmosphère.
Les déperditions calorifiques peuvent s'évaluer ainsi dans le cas d'une maison individuelle, peu ou mal isolée :

L’isolation thermique, acoustique et la ventilation vous assurent un meilleur confort et permettent une meilleure efficacité de votre système de chauffage.
Deux grandes familles d’isolants « classiques » se partagent le marché :
- les laines minérales : laine de verre (53%) et laine de roche (15%)
- les plastiques alvéolaires : polystyrène expansé (25%), polystyrène extrudé (3%), mousse de polyuréthane (2%)
Les autres produits (mousse phénolique, perlite expansée, verre cellulaire, liège expansé, fibre de bois, mousse PVC, fibres végétales) représentent environ 2% du marché.
D’autres matériaux qui ne correspondent pas à la même définition d’isolants peuvent être utilisés pour atteindre des performances thermiques satisfaisantes. Il s’agit du béton cellulaire, des blocs de terre cuite multi alvéolaire, et des blocs d’argile expansée ou de ponce. On parle alors d’isolation répartie, l’isolation étant réalisée dans la masse même du mur sans nécessité d’un isolant complémentaire.
+ Les matériaux isolants écologiques
Certains matériaux plus « écologiques » peuvent être également utilisés : cellulose, lin, chanvre, liège, laine de mouton, plumes de canard, laine de bois, … Nécessitant moins d’énergie pour leur fabrication (on parle « d’énergie grise »), utilisant une matière première renouvelable, et limitant les impacts sur la qualité de l’air intérieur, ces matériaux présentent des très bonnes performances thermiques, mais restent souvent plus coûteux que les laines minérales.
Enfin, il existe des produits dits « réfléchissants » ou « isolants minces » qui prennent une part de plus en plus importante sur le marché ; ils sont constitués d’une âme en fibre synthétique ou bulles d’air, revêtue de chaque côté d’un film métallisé. Ces matériaux restent cependant généralement insuffisants en terme de résistance thermique, et nécessitent une mise en œuvre soignée pour éviter les risques de condensation. Pour ces raisons, ces matériaux ne doivent être utilisés que lorsque le manque de place est réellement un problème (caravane, camping car, …).
Pour s’assurer de la performance d’un matériau isolant, il faut veiller à ce qu’il soit certifié : ACERMI pour les produits isolants, ou NF et CSTBat pour les matériaux d’isolation porteurs.
La performance d’un matériau sera évaluée grâce à la résistance thermique R qui figure sur l’étiquette. Elle tient compte de l’épaisseur du matériau et de sa conductivité thermique. Plus la valeur R est élevée, plus le produit est isolant.
Il faut limiter les entrées et les sorties d’air non contrôlées sans nuire à la ventilation naturelle ou mécanique du bâtiment. Il est important de calfeutrer les menuiseries extérieures (mais ne pas boucher les réglettes d’entrée d’air), les dessous de portes donnant sur l’extérieur, les boites aux lettres, les coffres de volets roulants...
L’air chaud monte ! Il est nécessaire d’isoler les toitures, les combles ou les plafonds afin de limiter le flux de chaleur vers l’extérieur.
Les fenêtres et les murs donnant sur l’extérieur ou sur des parties non chauffées doivent aussi être bien isolés. Ensuite, les planchers sur cave, sur vides sanitaires et/ou terre-plein nécessitent également la mise en place de matériaux d’isolation.
Certains matériaux isolants vulnérables à la vapeur d’eau sont équipés sur l’une des deux faces d’un pare-vapeur en papier kraft, aluminium ou autre. Celui-ci est destiné à empêcher la vapeur d’eau de se condenser à l’intérieur de l’isolant et de stagner. Lorsqu’on isole avec ce type de matériaux (essentiellement les fibres minérales), ce pare-vapeur est indispensable et doit impérativement être placé du côté chaud, tourné vers l’intérieur du logement. On ne doit jamais superposer plusieurs épaisseurs d’isolant,aussi chacune munie d’un pare-vapeur : il ne doit exister qu’un seul pare-vapeur par paroi, et ce pare vapeur doit toujours être placé du côté chauffé.
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