Les énergies renouvelables, contrairement aux ressources épuisables, peuvent fournir de l'énergie d'une manière continue, sans puiser dans un stock. Elles utilisent le vent, le soleil, la biomasse, l'eau...

Les capteurs solaires thermiques permettent de transformer le rayonnement solaire en chaleur, et permettent d'assurer une grande partie des besoins en eau chaude et / ou en chauffage d'une maison.
Le principe est simple : un liquide caloporteur est chauffé dans des capteurs solaires thermiques. Il réchauffe ensuite le ballon d'eau chaude sanitaire par l'intermédiaire d'un échangeur de chaleur, ou circule directement dans des tuyaux d'un plancher chauffant.
En fonction de la région et de la taille de l'installation, 50 à 80% des besoins d'eau chaude sanitaire, et 25 à 50% des besoins de chauffage peuvent être satisfaits grâce au soleil !
Pour pouvoir bénéficier des aides financières, et s'assurer de la qualité de l'installation, la pose doit être réalisée par un professionnel agréé (voir le chapitre « Qualisol »), avec du matériel figurant sur la liste officielle de l'ADEME.
Pour assurer la qualité des installations solaires,depuis 1999, l'ADEME et les professionnels et constructeurs ont défini une charte de bonnes pratiques, dite « charte Qualisol ».
S'ils présentent des références véritables ou acquièrent les savoir-faire nécessaires par des formations validées, les installateurs de chauffage/plomberie sont admis à signer les dix engagements de cette charte. Ces installateurs ne prescrivent que du matériel éligible aux primes de l'État figurant sur des listes établies par l'ADEME.
Des contrôles sur le terrain sont pratiqués régulièrement, et à minima, tous les deux ans, à la demande de l'ADEME.
La marque Qualisol créée par l'ADEME dans le cadre du Plan Soleil, a fédéré à ce jour un réseau national de plus de 9000 installateurs.
Afin de permettre le développement attendu du marché, l'ADEME a décidé de franchir un nouveau pas en impliquant directement les professionnels dans la gestion du dispositif Qualisol. L'ADEME a donc décidé de transférer la propriété et la gestion de l'appellation Qualisol à la structure associative "Qualit'EnR"
L'association Qualit'EnR, a été fondée le 11 Janvier 2006 par la CAPEB, ENERPLAN, l'UCF, l'UNCP et le SER.
- La CAPEB - Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment,
- Enerplan - Association professionnelle de l'énergie solaire,
- L'UCF - FFB - Union Climatique de France,
- L'UNCP - FFB - Union Nationale de Couverture Plomberie,
- Le SER - Syndicat des Energies Renouvelables.
Les labels « Qualibois » pour les appareils de chauffage au bois et « QualiPAC » pour les pompes à chaleur devraient apparaître prochainement.
Dans le cadre du plan soleil, tous les particuliers s'équipant d'un chauffe-eau solaire éligible bénéficient d'une subvention de 300 € de la Région Rhône-Alpes sous forme de chèque énergie (sous condition de plafond de ressources) et d'un crédit d'impôts de 50% de la valeur du matériel en €TTC. Certains départements et certaines communes apportent également des aides complémentaires.
Pour bénéficier des subventions, une demande par courrier est à faire avant de commencer les travaux. Le crédit d'impôt vous sera accordé l'année suivante, lors de votre déclaration de revenus, sur présentation de pièces justificatives.
Depuis septembre 2007, pour la pose d'un Système Solaire Combiné (SSC : qui produit de la chaleur à la fois pour l'eau chaude sanitaire et le chauffage), les aides financières sont les suivantes :
- Subvention Région Rhône-Alpes : 1000€ sous forme de chèque énergie (sous condition de plafond de ressources)
- Crédit d'impôt : 50% de la valeur du matériel.
La conversion directe de l'énergie solaire en électricité se fait par l'intermédiaire d'un matériau semi-conducteur comme le silicium, sans pièce, sans carburant, sans bruit. Exposée à la lumière, la cellule photovoltaïque absorbe l'énergie des photons lumineux. Ceux-ci mettent en mouvement des électrons qui sont happés par un champ électrique interne. Les électrons collectés à la surface de la cellule génèrent un courant continu.
La tension de sortie d'une cellule photovoltaïque est faible (0,6V), c'est pour cette raison que ces cellules sont mises en série électrique puis encapsulées entre une plaque de verre à l'avant et un autre matériau étanche à l'humidité à l'arrière, pour former un module photovoltaïque qui est le produit commercial. Selon les technologies et le type d'usage, un module du commerce présente une surface de 0,1 m² (10W) à 1 m² (100W) et décline des tensions de 12V, 24V ou 48V au plus selon l'application.
Il faut compter un investissement de 800 à 900 euros HT par m² installé environ, sans tenir compte des aides.
On distingue deux grands types d'applications pour l'énergie photovoltaïque :
-Le système photovoltaïque en sites isolés, qui permet d'électrifier des habitations qui se situent loin du réseau de distribution d'électricité, et pour lesquelles une extension de ce réseau serait trop coûteuse. Les modules produisent de l'électricité pendant la journée, qui est ensuite stockée dans des batteries afin de permettre à l'usager de disposer d'électricité au moment où il en a besoin.
-Le système photovoltaïque connecté au réseau, qui permet à chaque citoyen de devenir producteur de tout ou partie de l'électricité qu'il consomme. Les modules photovoltaïques sont alors partie intégrante de l'enveloppe de l'habitat. Le système produit du courant continu transformé en courant alternatif par un onduleur. Ce courant est, soit consommé par les appareils en fonctionnement dans l'habitation, soit injecté dans le réseau public de distribution, lorsque la production dépasse la consommation. Un compteur électrique mesure alors l'énergie fournie au réseau. Par contrat, la compagnie d'électricité est tenue de racheter le courant injecté à un prix convenu, tout en continuant à facturer normalement la consommation.
Il faut là aussi distinguer les deux types d'applications :
S'il s'agit d'un site isolé,
- Dans un premier temps faire une demande d'autorisation de travaux auprès de votre mairie.
- Il faut ensuite obtenir un devis de raccordement au réseau électrique auprès d'EDF. S'il apparaît que le coût de l'électrification par énergie photovoltaïque est inférieur à celui du raccordement au réseau, les aides financières pourront être attribuées. Après financement, l'installation sera concédée à EDF, qui aura en charge son entretien et son exploitation, contre paiement annuel d'un abonnement forfaitaire indépendant de votre consommation.
Les aides sont données par EDF (via le programme d'électrification national FACE ou non), et éventuellement par l'ADEME, la commune, le conseil général, le conseil régional, et sous forme de crédit d'impôt pour la résidence principale des particuliers. La prise en charge financière peut être variable, mais il restera au minimum un coût de 5 % de l'assiette finançable.
Dans le cas particulier d'une résidence secondaire, il n'y aura par contre aucun cofinancement possible, et l'installation restera entièrement à la charge du maître d'ouvrage.
Les installations solaires photovoltaïques donnent droit à un crédit d'impôt de 50 % du coût du matériel.
Lorsque l'on installe des panneaux solaires photovoltaïques sur une habitation raccordée au réseau, l'électricité produite est injectée sur ce réseau (en totalité ou partiellement). EDF a une obligation d'achat.
Pour connaitre les tarifs de rachat consultez le lien suivant : Tarif rachat photovoltaïque .
Pour subvenir à la consommation spécifique (hors chauffage électrique) d'un ménage français, 20 m² (2000 kWh par an) de capteurs photovoltaïques seront nécessaires. Cette consommation de 2000 kWh/an correspond à un ménage ayant déjà une bonne maîtrise de ses consommations d'électricité.
Mais il faut remarquer que dans le cas d'une installation raccordée au réseau, il n'est pas nécessaire de produire l'équivalent de l'ensemble de sa consommation, puisque l'on aura toujours la possibilité d'utiliser l'électricité du réseau, et que l'on peut alors décider de produire par exemple la moitié de ses consommations.
Certains modules installés aux débuts des années 70, produisent encore de l'électricité. La durée de vie des modules photovoltaïques est élevée. Certains constructeurs garantissent leurs modules pendant 25 ans.
Les démarches administratives sont encore relativement lourdes, elles consistent en :
- l'obtention d'un permis de de construire ou une déclaration de travaux auprès de la mairie,
- le montage d'un dossier pour l'obtention des aides auprès de la Région et du Département,
- la signature d'un contrat de raccordement de son installation au réseau avec le gestionnaire du réseau de distribution (EDF ou une entreprise locale d'énergie selon les cas), et avec le Ministère de l'Industrie (DIDEME) pour la déclaration / autorisation d'exploiter.
- la signature d'un contrat d'achat du courant produit : à gérer avec le fournisseur d'énergie (EDF ou une entreprise locale d'énergie selon le cas), et avec la DRIRE pour le certificat ouvrant droit à l'obligation d'achat.
Pour obtenir des informations plus détaillées, vous pouvez nous contacter par téléphone ou prendre rendez-vous avec un de nos conseillers.
Des documents détaillés expliquant la démarche sont aussi disponibles sur le lien suivan :
http://www.hespul.org/J-ai-un-projet.html
PDF guide ADEME photovoltaïque en site isolé
PDF guide ADEME photovoltaïque raccordé au réseau
Pour plus d'informations, consultez le site photovoltaïque.info (lien ci-dessous)
Toute l'information sur le photovoltaïque
En France, la forêt couvre 15 millions d'hectares, soit 28 % du territoire national. L'accroissement naturel de nos forêts représente un volume de 87 millions de m3 de bois chaque année. Tant que le volume de bois prélevé ne dépasse pas cet accroissement naturel, la ressource est préservée et on peut donc dire que c'est une énergie renouvelable (ce qui n'est pas le cas dans des pays soumis à la déforestation).
De plus, la combustion du bois ne dégage dans l'atmosphère que le gaz carbonique qu'il avait emmagasiné pour grandir : sur le cycle de vie du bois, le bilan de gaz à effet de serre émis est donc nul, contrairement aux énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon). L'utilisation du bois pour le chauffage est donc une solution pertinente pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Bois déchiqueté
Comme pour l'ensemble des énergies renouvelables, les équipements de chauffage au bois permettent de bénéficier du crédit d'impôt.
Deux possibilités :
La Région Rhône Alpes (sous conditions de plafond de ressources) et le Département de l'Isère donnent des primes complémentaires pour certains équipements :
Non ! Ce n'est pas une énergie renouvelable puisque les pompes à chaleur fonctionnent en consommant de l'électricité.
Une pompe à chaleur (PAC ) est une machine thermodynamique, permettant de produire de la chaleur dans un milieu (source chaude) en la prélevant dans un autre milieu (source froide), sur le même principe qu'un réfrigérateur. Un fluide frigorigène circule dans le circuit de la pompe à chaleur, en traversant plusieurs organes (compresseur, condenseur, détendeur, évaporateur). Lorsque ce fluide se vaporise dans le circuit, il va absorber de la chaleur à la source froide, et lorsqu'il se condense, il fournit de la chaleur à la source chaude (dans le logement).
Cette machine consomme donc de l'électricité pour fonctionner, mais avec une efficacité plus importante qu'un chauffage électrique direct (voir COP (coefficient de performance)). C'est cette efficacité, de l'ordre de 3 kWh d'énergie utile produite pour 1kWh d'électricité consommée, qui rend son utilisation potentiellement intéressante.
Il existe 3 grandes familles de PAC :
- les pompes à chaleur sur air, où la chaleur est apportée par l’air extérieur,
- les pompes à chaleur à capteurs enterrés (horizontaux et parfois verticaux), ou PAC « géothermiques », où la chaleur est extraite de la terre,
- les pompes à chaleur sur eau (eau de nappe ou de surface)où la chaleur provient de l’eau.
Le coefficient de performance (COP ) de l’installation étant directement lié à la température à laquelle seront placés les capteurs extérieurs, les PAC sur air sont plutôt destinées aux zones à hiver doux.
Oui, d'une façon générale, le COP est fonction de la température du milieu où la PAC puise ses calories. Plus ce milieu sera froid, et plus la consommation d’électricité de la PAC sera importante.
Plus le milieu est froid et plus l'efficacité énergétique de la PAC diminue. A l'inverse, plus le milieu sera doux et plus la performance de la pompe à chaleur sera élevée. Pour les PAC sur l'air extérieur, la Norme d'essais EN 14511, impose des tests de fonctionnement à des températures extérieures de 2°C, -7°C et -15°C. Ce sont des éléments à prendre en compte dans le choix du matériel.
Les performances des PAC affichées par les constructeurs sont celles testées à une température extérieure de -7°C. Certaines sont consultables sur le site www.promotelec.com.
| PAC géothermique + capteur | 40% sur coût matériel TTC |
| PAC air/eau | 25% sur coût matériel TTC |
| PAC thermodynamique | 40% sur coût matériel TTC |
| Raccordement chauffage urbain | 25% sur coût matériel TTC |
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